Meinas et Mottets

La bell'alueta

La bell’ aluieta

Matin s’é leva.

Matin s’é,

Marilariri,

Lon lon la

Marida la,

Matin s’é leva.

 

Su na brandoulina

S’est allâ, posâ.

 

La branse fut setta,

L’éjau l’est tomba.

 

« Ejau, bel éjau,

 T’è to bin fé ma ?

 

— De m’sé rontu l’àla,

D’é le cou denoua. »

 La belle alouette | matin s’est levée. | matin s’est, | mari lariri, Ion Ion la, mari la la, | matin s’est levée.

Sur une perche—elle s’est allée poser.|  La branche fut sèche, | l’oiseau est tombé.|  « Oiseau, bel oiseau, | t’es-tu bien fait mal ? | Je me suis rompu l’aile| et démis le cou. »

Lou Vioulounaire

E vioun, vioun-vioun,

Vioun-vioun, vioun-vioun,

Fasès l’aumuino au paure bouarlhe

E vioun, vioun-vioun,

Vioun-vioun, vioun-vioun,

 

Que rasco sus soun viouloun

Et vion – vion

Faites l’aumone au pauvre borgne

Et vion – vion

Qui râcle sur son violon

Le Coucou

Lou coucou fa soun nid su laoubre

Lou coucou fa soun nid pertou

Quand vint lou vêpre la maïre li vo être

Quand vint lou dzour lou païre li toudzour

Le Printemps

Le printemps qui charme la bergère

Le printemps ne dure pas longtemps

Les beaux jours amis ne durent guère

Les beaux jours mes frères sont bien courts

 

Refrain

Trira rira rire, Il vaut mieux en rire

Frère venez donc danser le rigodon

Trira rira rire, Il vaut mieux en rire

Frère venez donc danser le rigodon

 

On sait bien que la jeunesse est brève

On sait bien qu’il n’en restera rien

Nous passons rapide comme un rêve

Nous passons ainsi que les chansons

 

Refrain

 

Fraîches fleurs seront bientôt fanées

Fraîches fleurs vont perdre leur couleur :

En dansant passent les années

En dansant fuyez d’un pas glissant

Guillaume

Oh grand Guillaume

As-tu bien déjeuné

Oh !  Oui Madame

J’ai mangé du paté

Du paté d’alouette

Guillaume et Guillaumette

Chacun s’embrassera

Et Guillaume restera !

De l'autre côté du Drac

De lei Drau

La campana / soun de fau

Lou clouchier / soun de papier

La moutièro / fai la tiero

Lou coubara / fai lou drap

Pei vai chia / sus un rocha

 

De l’autre côté du Drac :

Les cloches sont en hêtre  

Les clochers sont de papier  

Les maisons en petites perles sucrées :

La belette fait la toile

Le corbeau fait le drap

Puis il va chier sur un rocher

r

Bande lin lin

Bande lin lin

Baucha est mort

Bande lin lin

Qui donc la tyua ?

Baande lin Lin

 

Qautre seuda (qautre soldats)

Bande lin lin

Où sont y alla ? (Où sont ils allés)

Bande lin lin

 

Darye la mé (derrière la mer)

Bande lin lin

 

Què l’y font-y ?  (Qu’es ce qu’ils y font ?)

Bande lin lin

 

De chapiou gris (des chapeaux gris)

Bande lin lin

 

Combien lo vendon ty ?

(Combien les vendent-ils ?)

Bande lin lin

 

Quatr’ seu-demi

(Quatre sous et demi)

Benoit

Où donc vas-tu Benoît

Avec ta jambe de bois ?

 

– Je m’en vais à Paris

Manger de la soupe de riz.

 

Qu’as-tu donc rencontré ?

– Une maison toute brûlée.

 

Qu’y avait-il dedans ?

– Trois pauvres petits enfants.

 

Que leur as-tu donné ?

– Trois liards pour s’amuser.

 

Que t’ont-ils répondu ?

– Merci petit bossu

Lou soum

Lou soum soum vouliè pas venir

Lou pechoun voulié pas s’endurmir,

Naou, naou, naou, naou

Lou pechoun voulié pas durmir

Lou soum, soum voulié pas venir

Naou, naou, naou, naou

 

Le sommeil ne voulait pas venir

Le petit ne voulait pas s’endormir

Naou, naou, naou, naou

Le petit voulait pas dormir

Le sommeil ne voulait pas venir

Naou, naou, naou, naou

Gian Baptisto

Gian Batisto Fiëlo la risto,

La risto s’ësciancsio

 

Jean Baptiste file le chanvre

Le chanvre se casse

 

Gian Batisto s’aciappo a la brancio,

La bancio s’eicrüüs,

 

Jean Baptiste se cramponne au banc 

Le banc se brise

 

Gian Batisto s’aciappo a l’üüs,

L’üüs ëscioppo,

 

Jean Baptiste se cramponne à la porte 

La porte éclate

 

Gian Batisto s’aciappo a la cioccio,

La cioccio fai din da

Gian Baptisto s’caio ën la man

 

Jean Baptiste se cramponne à la cloche 

La cloche fait din don 

Jean Baptiste se chie dans la main

Tiru liru pan cucet

Tiru liru pan cucét

Tutta lâ filha ënt ün brunét,

Tüü li filh’ bèllo taulo,

Tutta lâ filha’n mèrdo giauno,

Tüü li filh en paradî

Tutta lâ filha en lâ fürmi

 

Tire lire pain recuit  

Toutes les filles dans un bonnet  

Tous les garçons à une belle table

Toutes les filles dans une merde jaune

Tous les garçons au paradis

Toutes les filles au milieu des fourmis…

 Et vice versa

Nai Nai

Nai, nai – trai, trai – brutalin – plen de vin

Porto böure a tun peirin

S’â nen vôl pâ,

Fut-li la caso süü da nâ

Sa nën vôl

Dun-li böure tant ch’â vôl

 

Nai, nai -trai – trai – brutalin -plen de vin

Porte à boire à ton parrain  

S’il n’en veut pas

Mets-lui la louche sous le nez

S’il en veut  

Donne-lui à boire tant qu’il veut

Marguerite

Magaritin dî ciouse rû

Gaire d’calignaire avè- u, vû

Sinc a la vigno, sinc ai pra

Sinc à la ghèro, sinc a la ghèro

Sinc a la vigno, sinc ai pra

Sinc a la ghèro për souda

 

Marguerite, aux souliers rouges

Combien d’amis avez-vous ?  

Cinq à la guerre, cinq à la guerre  

Cinq à la vigne, cinq aux près  

Cinq à la guerre comme soldats