Lettre G

Lettre G / Ga
Gabelot, s. m. — Petit vase en fer blanc muni d’une anse en fil de fer.
Gabiot, s. m. — Boue liquide, bourbier.
Gabiotâ, v. n. — Marcher dans l’eau, dans la boue.
Gaboillar. — Qui aime à jouer avec l’eau et, par contre, ceux qui aiment, comme les amoureux à se promener sur le bord des ruisseaux.
Gabolhié, v. n. — Manier l’eau, s’amuser à tremper ses mains dans l’eau, et aussi patauger, marcher dans une flaque d’eau.
Gabolié, v. n. — Remuer l’eau avec les mains.
Gaburgeo, s. m. — Trouble, grabuge, remue-ménage.
Gaburon, s. m. — Fromage grossier fait avec ce qui reste au fond de la baratte quand le beurre a été battu.
Gadri. — Injure : putain, ribaude.
Gafâ, V. a. — Passer à gué.
Gaffâ, V. n. — Mettre les pieds dans l’eau, traverser un ruisseau avec de l’eau par-dessus la cheville.
Gaffo, s. m. — Gué. (Champ.)
Gagié (se). — Prendre un gage.
Mon honou réserva, gagié vo sur mon corp. M8 dit une jeune fille qui consent à se marier et qui permet à son fiancé de l’embrasser, mais de ne pas aller plus loin, bien entendu.
Gagniallet, s. f. pi. — Les moissons.
Gaillarda, s. f. — Gaillarde (danse)
Gailli, s. f. — La voix, la langue.
Gaillofo. — Goinfre, mange-tout, pilier de cabaret.
Gaillon. — Se moquent de nous.
Galabontem, s. m. — Gai luron, joyeux compère.
Lo mondo ne s’y plait qu’à conta de sornette.
Et lou galabontem n’y font que lanterna. M. 4.
Galafôgni, s. f. — Graisse.
Galantana, s. f. — Espèce de pomme. (Champ.)
Galatàna, s. f. — Pomme d’hiver d’une saveur aigre-douce. (Charbot.)
Galavar, s. m. — Glouton, gros mangeur, dissipateur, panier percé.
Galet, s. m. — Gosier, gorge dit Roquefort.
Galhofe, s. m. pi. — Goinfres, gloutons.
La pesta crève le galhofe.
U sont causa que lou bouchié
Ne balhon ren à bon marchié. M. 6.
Bcrlandié de le grange, inconstant de Oarnoblo, | Galhofe du pai que je nay pa nomma, | Voz estes de vauren qu’on dcbvrict assomma. M. 4.
Galibordâ, v. a. — Gaspiller, prodiguer, dépenser sans mesure et surtout sans besoin.
Galibordou, s. m. — Dépensier, qui ne sait pas user sagement de ce qu’il possède. (Proveyz.)
Galieo (de). — A la française, sur le même ton .Une femme répond de galieo à son mari qui la chevauche.
Et quan lei, qu’ét dessout, repon de galieo.
Et couragiousamen li fa milli brico.
En morteiran du cu, einsi qu’una servanta
Qui breye en un mortié ou sa ou saucimenta. L. 3.
Galiôfa. — Gourmand, goinfre, dissolu.
Galistran, s. m. — Terme de mépris. Fainéant. Libertin, coquin, pendard. (Charbot.)
Gallibourdâ, v. n. — Faire bombance. (Champ.)
Galloppâ, V. a. — Traverser au galop, conquérir au galop de son cheval.
Gamâche, s. f. pi. — Grandes bottes de paysan, d’après M. Duterrail.
Gamâta, s. f. — Auge dont se servent les maçons pour préparer leur plâtre, leur ciment.
Gambei, s. m. — Boyaux du cochon. (Champ.)
Gambittâ, gambillié v. n. — Boiter.
Gambio. — Boiteux.
Gambironâ, v. n. — Boiter, marcher de travers.
Gampi, s. m. — Odeur de pourri, de moisi.
Gandin, s. m. — Imbécile, nigaud (Champ.)
Gandinâ, v. n. — Marcher en se dandinant. (Charbot.)
Gandôla, s. f. — Gobelet, verre à boire.
Beire à la hoteilli à fauta de gandola. M. 8.
Gandôla, s. f. — Coupe à boire.
Gandola, s. f. — Petit ruisseau.
Gandrouilli, s. f. — Cane, lavandière et aussi femme de moeurs légères, parce qu’elles sont d’ordinaire à la fois crottées et mouillées.(Charbot.)
Mena la gandrouilli – se mettre à la tête d’une troupe de gens qui se suivent l’un après l’autre, comme les canards.
Ganipa, s. f. — Femme ou fille de mauvaise vie, femme vêtue de haillons.
Gara, v. a. — Regarder.
Gara, v. a. — Regarder et aussi enlever, voler.
Gara, v. a. — Préserver, garantir.
Garan, s. m. — Limite plantée entre deux propriétés contiguës. Pierre refendue d’un coup de marteau et placée devant témoins dans un trou rempli de poussière de charbon. La corde qui sert à faire tourner une toupie.
Garandà, v. a. — Protéger, préserver, sauvegarder.
Garanda (se). — Se préserver, se garantir.
Garâro, s. m. — Plante sauvage qui ressemble à la gentiane.
Garauda, s. f. — Femme sans goût, qui se tient mal et n’a point d’ordre dans sa maison. (Proveyz.)
Garauda (la) – les misérables, les gens mal vêtus et aussi les vauriens
Garaudié, s. m. pi. — Gens de rien.
Garen, s. m. — Corde de toupie. (Champ.)
Gareyié, v. n. — Faire des efforts, travailler avec peine, se donner du mal.
Gargainèla, s. f. — La gorge, le gosier, la poitrine.
Gargoiâ, v. n. — Se dit du bruit particulier que produit le bouillonnement de la marmite.
Garguilli, s. f. — La coquille d’un tout petit escargot.
Gari, v. a. — Guérir.
Gariou. — Bataillard. Se dit des enfants qui se battent à coups de pierres.
Garlanda, s. f. — Guirlande.
Enfila la garlanda – Donner suite à une affaire.
Si voz aves envei d’enfila la garlanda.
Dicte m’u solamen, ie farci la demanda. M. 4.
Game, s. f. pi. — Branches de sapin desséchées.
Garnoblo, Grenovol— Grenoble.
Garôdâ, v. a. — Ne pas soigner quelque chose, le laisser dépérir faute de soins.
Garôdâ (en). — Sans aucun goût, mal flcelé.
Garouilli, s. f. — Se dit, en mauvaise part, d’une personne sans caractère, qui fait mal ce qu’elle fait.
Gârsa, s. f. — Jeune fllle, jeune femme dont la conduite laisse à désirer. S’emploie comme expression injurieuse.
Gasconnâ. — Volé, dérobé.
Gasconnâ, v. a. — Tromper quelqu’un, lui soutirer quelque chose..
Gatillié, V. a. — Chatouiller.
Gatillié (se). — Se chatouiller.
Gatillou. — Chatouilleux et aussi mauvais coucheur, dangereux.
Gatrouillié (se). — Se baigner, se plonger dans l’eau, y barboter.
Gauda, s. f. — Soupe de grains de maïs fort appréciée dans les terres froides.
Gaùgni, s. f. — Grimace et aussi joue, parce que c’est avec elles qu’on peut grimacer. Par extension mulle du bœuf, museau du chien, groin du cochon, etc.
Gaula, V. a. — Battre un arbre avec une gaule pour en faire tomber les fruits.
La Champagni gaula de sou bien n’at qu’un quart. M. 8
Gavot, s. m. — Paysan (habitant de Gap).
Langageo gavot – langue patoise.
Musa gavotta – muse champêtre.
Prcncs donc per dever bien coulan, net et court
La bonna volonta d’una musa gavotta
Qui per vo deygagié engagirict sa cotta. M. 8.
Gavot, s. m. — Petit fagot à allumer le feu. Nom qu’on donnait jadis, d’après Ménage, aux montagnards du Dauphiné.
Lettre G / Ge
Gearnai, s. m. — Pie-grièche grise.
Gei, s. m. pi. — Gestes, manières.
Geï et gieï, s. m. pi. — Elans, efforts. (Champ.)
Geinâ, v. n. — Geindre, se plaindre.
Geini, s. f. — Le marc du raisin quand il sort du pressoir.
Geivi, s. f. — Cage.
Gemellié, geamelliév. n. — Se plaindre, faire entendre des gémissements.
Gen, s. m. pi. — Gens.
Gen de méfié – Corporations ouvrières.
Duran ceu temp defour tout du Ion du quartié | S’assemblavon son brut noutre gen de mette. B9
Gençanà, s. f. — Gentiane,
Gençia. — Orné, agencé, paré, attifé.
Gencié, v. a. — Parer, orner, attifer.
Geneûrô, s. m. — Genièvre.
Génitura, s. f. — Progéniture.
E sariet renversa l’ordre de la natura |Que ie fusso leypousa et vo la génitura. M8
Génni, s. f. — Le marc du raisin.
Gentia. — Gentille, aimable.
Gergei, s. f. pi. — Rainures faites aux douves des tonneaux pour arrêter les pièces du fond, le jable. (Charbot.) Se dit aussi du fond du tonneau.
Gergon, s. m. — Ramage, gazouillement.
Gergonâ, v. n. — Gazouiller, murmurer.
Gerla, s. f. — Cruche, grand vase, grande cuvette.
Gernâ, , germena, germolâ (Charbot) v. n. — Germer, naître, éclore.
Gey, s. m. pi. — Gestes, manières de faire.
Veicy de pitou gey, veici mau diablari ! L. 1.
Geyvi, s. f. — Cage, prison et aussi la peine qu’on y éprouve.
Lettre G / Gi
Giacina, s. f. — Couches, gésine.
Gialandro, s. m. — Forte gelée.
Gialine, s. f. pi. — Poules, volailles.
Eicarteiri chapon, eicropionà gialine. L. 3.
Giassina, s. f. — Couches, gésine.
Et n’ère bona amia, parenta, ni veisina | Que n’y fusse courrio per la veire en giassina | Avei bra pendolan. L. 3.
Gibot, s. m. — Gésier. (Proveyz.)
Gicla, eigiflâ et eichiffû (Charbot)v. n. Gicler
Giéna. — Jeune fllle décontenancée et qui ne jouit pas d’une excellente réputation.
Commentaire
Gilâ (elles s’en sont). — Elles se sont évanouies, elles ont disparu, elles ont fui.
Gin. — Particule négative qui ne s’emploie jamais seule et qui signifie : ne pas ou pas même, pas seulement.
Te n’en â gin tan! | le ne diou gin iquen par fare de l’eitreita. L. 3.
Gingâ, v. n. — Remuer les jambes, ruer et aussi danser, sauter, s’amuser.
Gingcolin et zinzolin. — Couleur tirant sur le jaune clair. (Champ.)
Ginjoli, s. m. — Bimbelot, petit souvenir.
Gipon, s. m. — Jupon, jupe de dessous des femmes, et aussi le jupon que portaient les hommes sous Louis XIV.
Gippié, Gypié s. m. — Plâtrier
Gippié du lieu de Champs, rachet de Monteynard. M. 4.
Girèla, s. f. — Espèce de poisson.
Girolà, s. f. — La racine de chervis. (Charbot.)
Gisen, s. f. — Accouchée, femme en couches.
Lo batifcl de la gisen. L. 3.
Gisen (le), s. f. pi. — Les femmes en couches.
Gità, v. a. — Jeter.
Lettre G / Gl
Glacia. — Qui a pris froid et surtout qui est,atteint d’une fluxion de poitrine. (Proveyz.)
Glat, s. m. — Glaçon, morceau de glace, froideur,²indifférence.
Glet. — Etat du pain mal levé et qui a eu froid pendant la fermentation. On le reconnaît à ce que la croûte se soulève alors que l’intérieur est lourd et poisseux.
Gleun, s. m. — Botte de paille de seigle dont on couvre les toits des chaumières. (B.)
Gleutinou. — Gluant, poisseux. Se dit du pain qui contient du seigle et qui fait la colle.
Gloriou, ousa. — Orgueilleux, faiseur d’embarras.
Gloloni, s. f. — Gourmandise et aussi les amateurs de bonne chère.
Glou, s. m. — Glissoire.
Glouriou. — Faiseur d’embarras, orgueilleux, prétentieux, vaniteux, vantard.
Glouriou de Sainct-Qentin, reneyou de Veurey. M. 4.
Glun, s. m. — Glu.
Prindre u glun – prendre au piège.
Glun (u) – A l’appât, à la glu de.
Glutinou. — Se dit du pain mal levé dont la croûte se détache.
Lettre G / Gn
Gnâqua, s. f. — La nique.
Fare la gnâqua – faire la nique à quelqu’un, se moquer de lui. M. 4.
Gnat. — Il n’y a.
Gnat et egnat. — Il y a.
Gnaviet. — Il n’y avait.
Gniâ, s. f. — Troupe d’enfants et aussi nichée, couvée.
Gniâqua, s. f. — Nique; faire la nique à quelqu’un, c’est lui faire une grimace, un geste destiné à lui faire comprendre qu’on n’a rien à lui donner.
Gniariet. — Il n’y aurait. M. 5.
Gniffe gniaffe. — Grimace inconvenante qu’on adresse à une personne qu’on veut envoyer promener et qui correspond admirablement à notre pied-de-nez.
Gnosse (que). — Qu’il y en eût.
Gniot, s. m. — Sorte de pâte pétrie avec de la farine et des œufs dont on fait une soupe fort estimée dans nos montagnes.
Lettre G / Go
Gobio. — Engourdi par le froid, maladroit, qui ne sait pas se servir de ses mains, et aussi : peu intelligent.
Chambaru de Lancey, gobio de Sainct-Nazeiro. M. 4.
Godaillié, v. n. — Boire et manger sans cesse au cabaret, sortir d’un restaurant pour entrer dans un autre.
Godariet. — Penserait avec juste raison.
Godeliipeau, s. m. Fainéant, qui ne songe qu’à s’amuser.
Godineta, s. f. — Nom qu’on donne à une fille de mœurs plus que légères, (Charbot)
Gogailli, s. f. Ripaille, bonne chère, plaisir de la table.
U lieu de la ploura, per toute funerailli, |En quoque cabaret ie voey fare gogailli. M. 8.
Gogéïé, V. a. — Remuer.
Gogié, V. n. — Branler, être prêt à tomber ; se dit d’une porte qui tourne sur ses gonds. (Charbot.)
Gognan. — Diseur de bêtises, narquois.
Goillat, s. m. — Flaque d’eau, source.
- 5. (La fontaine ardente.) Retrouver citation
Golâ (d’iiia). — D’une gorgée, d’une seule bouchée.
Golei (à). — A bouche que veux-tu, en toute abondance.
Golhat, s. m. — Bourbier, flaque d’eau.
Golliat, s. m. — Flaque d’eau, surtout boueuse.
Gomentà, v. a. — Vomir.
Gonel. — Digne de porter une robe, imbécile.
Gonéla, s. f. — Personne légère et inconsidérée.
Gonèla. — Robe.
Gonet, s. m. — Nous dirions Jean-fllle, bêtâ.
Gonfà, V. n. — Pousser des soupirs, avoir du chagrin, avoir le cœur gros.
Gongonâ, v. n. — Gronder, murmurer entre ses dents, bougonner.
Gorbià, s. f. — Petit tas de foin.
De gorbiè – Série de petits tas de foin alignés.
Gorget, s. m. — Petit gouffre, bassin que l’eau d’un torrent a fini par se creuser dans le roc et qu’elle traverse en tournoyant.
Gorgotan. — Murmurant, gazouillant.
Gorreiramen. — Salement, malproprement et non fièrement comme dit Charbot.
Gorreirimen. — Salement, comme un cochon.
Gorreiri. — Cochonne, dévergondée, de mœurs dissolues, coureuse.
Gotteyié, v. n. — Tomber des gouttes, pleuvoir très peu.
Gotteyié, v. n. — Tomber goutte à goutte.
Gottèye – il tombe quelques gouttes de pluie.
Goubio et gomo. — Se dit des doigts contractés par le froid. (Champ.)
Gouchié, V. a. — Fouler aux pieds, rencontrer sous ses pieds.
Goudâ, v. n. — Penser, avoir l’intention de, être sur le point de.
Goui, s. f. — Serpe de bûcheron.
Gouina, s. f. — Terme de mépris adressé à une femme, coureuse, de mœurs légères.
Goujignâ, v. n. — Flâner, ne rien faire, musarder.
Goula, s. f. — Gueule.
Goula, s. f. — Gorge.
Goulliat, s. m. — Flaque d’eau.
Gour, s. m. — Tourbillon, gouffre.
Gourâ, agoura v. a. — Tromper.
Gouri, s. m. — Petit cochon d’Inde, cobaye.
Gourrairement. — Fièrement, orgueilleusement. (Champ.)
Goutâ, s. m. — Le repas de midi.
Goutà, V. n. — Prendre le repas de midi.
Goutéron, s. m. — C’est la petite collation que font les cultivateurs vers les 4 heures du soir.
Goutéronâ, v. n. — C’est faire le petit repas qu’on appelle « lo goutéron ».
Goutou. — Rhumatisant, goutteux.
Galahontem de Vif, goutou de Sainct-Eygrevo. M. 4.
Gouver, s. m. — Savoir-faire, règle de conduite, entente du gouvernement d’une maison.
Gouy, s. f. — Serpette à tailler les arbres.
Gouzié, V. a. — Avaler.
Govert (lo). — Le gouvernement, la bonne tenue d’une maison. (Gaudo.)
Goyarda, s. f. —, Forte serpe à pointe recourbée et solidement emmanchée que les bûcherons portent accrochée au bas des reins et dont ilsse servent comme d’une hache pour façonner leurs fagots.
Goyat, s. f. — Serpe plus petite que la goyarda.
Goyettà, s. f. — Toute petite serpe, serpette.
Lettre G / Gr
Grâ, s. m. — Gré, convenance.
Grâ, s. m. — Grande caisse de bois à forme évasée, qui ressemble assez exactement à la partie inférieure d’un cercueil et qui sert à la préparation du cochon.
Grabotâ, v. a. — Remuer.
Grafinié, v. a. — Griffonner et aussi s’aiguiser les griffes.
Grangnié, v. a. Déchirer avec les ongles, égratigner.
Graille, grailli ‘p)s. f. pi. — Corneilles.
Graillo, s. f. — Corneille. (J. O.)
Graimè, s. m. — Chiendent. (J. 0.)
Grâla, s. f. — Vase, bassin.
On dit d’une fille qui couche avec le premier venu : Ne refuse à personna sa grâla.
XX
Gramarci. — Merci et aussi remerciement.
Grâmin, s. m. — Chiendent, plante médicinale.
Gran, s. m. — Grand-père et grand’mère, suivant que l’article est masculin ou féminin.
Gran, s. m. — Grain.
Granà, s. f. — Graine.
Granatari, grenetà, s. f. — Lieu où se tenait le marché des grains, le marché lui-même
Veyre qu’à la granatari,| lo bla u pey de l’or se pèse | Que l’on ne fat plu point d’empése | A causa de la chareiti. M.6
Atelier de la Granatari
Grand (mon). — Mon grand-père.
Grand (ma)– ma grand’mère.
Grandoiila, s. f. — Gras-double, membrane de l’estomac du bœuf.
Grangeageo, s. m. — Formalité de l’estimation des propriétés au point de vue de la répartition de l’impôt.
Granié, s. m. — Grenier et aussi marchand do graines.
Granié, s. m. — Grenier, galetas.
Rat de granié – Souris.
Granetta. — Grenette, lieu où se tient le marché des grains.
Grannoblo. — Grenoble.
C’esta villa à bon dret se fat nomma Grannoblo, | Puisque lou plu bclistre en habit y sont noblo. M. 5.
Grapillié, v. a. — Grimper un chemin très en pente : in grapillon.
Grappillon, rapillat s. m. — Chemin rapide et étroit.
Grassolâ (se). — Se laisser glisser sur une pente dans une grassole.
Grassôla, s. f. — Luge – Petit traîneau fait de barreaux entrelacés dont les enfants se servent pour glisser sur la glace.
Grâta, s. f. — Gale, rogne.
Lhauda, jamarin mieu estre tout plen de grata, | Que si per mi t’estia trompa en ceu segret. M. 4.
Gratâ, s. f. — Grondée, semonce, réprimande.
Grâta, s. f. — Démangeaison.
Gratelou. — Galeux, individu qui a la gale.
Gratusâ, v. a. — Eroder. (J. G.)
Gralusi, s. f. — Menue gale, démangeaison et aussi ce qui sert à gratter, une râpe.
Gratusi, s. f. — C’est l’instrument de cuisine que nous appelons la râpe. (Charbot.)
Gratuzié, v. a. — Gratter, frotter.
Gravola, s. f. — Vis d’un pressoir. (Charbot.)
Grélâ, V. n. — Tomber dru comme grêle.
Grenoblo. — Grenoble.
Grêpa, s. f. — Sorte de traîneau destiné à faire les transports en temps de neige et muni de brancards auxquels on peut atteler un cheval, une vache ou un mulet. C’est la même chose que la lévi, avec la différence que cette dernière est plus légère et ne peut être traînée qu’à bras.
Grichî, s. f. — Griche. Petit pain allongé que fabriquent les boulangers. Pour un montagnard, le pain blanc est du pain de grichi.
Griçon, s. m. — Raisin oublié à la vendange.
Griffon. — Qui se sert très habilement de ses ongles, qui a les doigts
Griffonnari, s. f. — Paperasserie.
Grillet, s. m. — Grillon et aussi un petit grelot, celui qu’on met au collier d’un chien courant.
Grilliat, s. f. — On appelle ainsi le tartre qui s’attache aux tonneaux et que les vignerons recueillent avec soin pour le vendre aux droguistes.
Grillié, v. a. — Gratter, faire un petit bruit. L. 1.
Grilliet, s. m. pi. — Grillons et aussi des petits grelots.
Grillet, s. m. — Petit pot de terre muni d’un manche dont l’ouverture est fort étroite et la panse extrêmement arrondie. (B.) On donne le nom de grillot à tous les petits pots de terre qui vont au feu.
Gringi, s. f. — Marouette, oiseau de marais.
Gringotâ, v. n. — Se trémousser.
Griot. — Rouge comme une cerise, qui sent le fard lui monter à la figure.
Griôtta, s. f. — Petite cerise sauvage d’une saveur acre et piquante.
Gripâ, V. a. — Saisir.
Grippa, V. a. — Empoigner, arrêter.
Grippareu. — Rapace, qui a les doigts crochus.
Grippillié, v. n. — S’aider des pieds et des mains pour gravir un obstacle.
Grivat (lou), s. m. pi. — Les grives.
Grivé, fém. grivéla. — Se dit d’un animal dont le poil est tacheté.
Grivelâ, v. a. — Tamiser, passer au crible.
Grivelâ. — Traversé, percé et aussi gravé de la petite vérole.
Grivelâ, v. n. — Faire des petits profits secrets et illicites ; nous disons dans le même sens : gratter.
Grivet, s. m. — Espèce de crible en cuir troué comme une passoire et muni d’un large rebord en bois, qui servait autrefois à passer le blé destiné aux semences et à le débarrasser des mauvaises graines, des petites pierres ou des saletés qui pouvaient y être mêlées. (Proveyz.)
Grivelâ, V. n. — Avoir la chair de poule, le frisson.
Grivolet, s. m. — Frisson de froid, de fièvre ou de peur.
Gro, s. m. — Grosseur, valeur.
Grobà, s. f. — Grosse bûche de bois.
Grobbà. — Une énorme bûche, la bûche de Noël, par exemple, et par extension une personneâgée repliée sur elle-même et qui ne peut plus quitter le coin du feu.
Grobin, grobit s. m. — Hotte en osier qui sert au transport du fumier à la campagne.
Grobinâ, v. a. — Prendre de-ci de-là.
Grobinâ, s. f. — Contenu d’une hotte.
Grobon, s. m. — Racine d’arbre pleine de nœuds et difficile à refendre.
Grobon (à). — Accroupi, position d’une personne assise sur ses talons.
Grobonâ, v. a. — Remuer une grosse bûche et aussi faire du bruit comme si on remuait du bois.
Grobonâ (se). — Avoir de la peine à se remuer.
Grobonnâ. — Accroupi, replié sur soi – même comme une grosse bûche.
Grognié, v. n. — Faire la grimace, laisser voir son mécontentement.
Groin, s. m. — Museau, visage.
Maiivei groin, -mauvaise grâce, méchant accueil. L. 2.
Groissi, s. f. — Graisse.
Grola, s. f. — Châtaigne produite par le châtaignier greffé. (Champ.)
Grolà, s. f. — Vieux soulier, objet sans aucune valeur.
Grolassié, v. n. — Perdre son temps, ne savoir s’occuper.
Grolu. — Lourd, épais ; malheureux, pauvre diable qui n’a pas même de quoi s’acheter des souliers.
Groman. — Gourmand, qui aime les bonnes choses.
Groniandà, mendier quelque chose sans en avoir l’air, se présenter chez quelqu’un à l’heure où l’on sait qu’il va se mettre à table pour se faire inviter à dîner.
Gromot, s. m. — Grumeau.
Gromolâ, v. n. — Trembler de froid. (Champ.)
Gron, s. m. — Un grain, une très petite quantité.
In gron de sa
Avêqu’in gron de lintilli | On li bouchissié… l’oreilli. Latal
Gronda, v. n. — Faire la grimace.
Se gronda – Se bouder. (Proveyz.)
Grondou. — Grondeur, qui a mauvais caractère, mauvais coucheur.
Gropâ, V. a. — Attraper, saisir avec effort. Voir : agropâ.
Grossamen. — Grandement beaucoup, très fort
Grossie, v. a. — Bercer un enfant.
Grotâ, grossiè V. a. — Bercer.
Grou. — Gros, important.
Groulà, s. f. — Vieux soulier et aussi terme de mépris.
Groullé, regroulié s. m. — Savetier..
Grusié, grusi (Millet)v. a. — Manger, grignoter.
Grusié (se). — Se plaindre, porter plainte.
Grusié (se). — Se plaindre, mais aussi s’occuper malencontreusement, se mêler de ce qui ne vous regarde pas.
Lettre G / Gu
Guari. – Guérir, remettre en santé.
Guaritet, s. m. pi. — Terre sans valeur dont la couche d’humus n’a point d’épaisseur et dont le dessous est rocher ou poudingue.
Guéniintà, v. n. — Plaindre, gémir. (Charbot.)
Guenella, s. f. — Fare guenella, tromper. (Champ.)
Guenillié, guénassié (Charbot) v. n. — Faire lentement.
Guenipa, s. f. — Terme de mépris. Femme malpropre et couverte de haillons.
Guenuchi, s. f.— Sorcière, enchanteresse
Guerlan, s. f. — Guirlandes et aussi les garnitures de dentelles dont les femmes chargent leurs robes.
Guerlanda, s. f. — Ribambelle, longue suite.
Guerlio. — Louche, qui regarde de travers. (Champ.)
Guerlio, guerliè. — Branlant, boiteux en parlant d’un ustensile, d’une marmite, qui n’est pas droit, qui ne va pas.
Eyt tôt guerlio.
Guerniè, darnè s. f. pi. — Larves du hanneton.
Guernôblo. — Grenoble.. Blanc-la-Goutte écrira plus tard : Grenoblo et Garnoblo.
Guibôla, s. f. — Jambe.
Je ne poey plu me teni su me guibôle.
Guiéta, s. f. — Cruche, vase en terre destiné à contenir de l’eau.
Guignié, v. a. — Faire des signes, regarder.
Guignié, v. a. — Epier, regarder sans être vu, et aussi regarder quelqu’un sous le nez.
Guilià, s. f. — Petit trou que l’on fait à un tonneau avec une percerette pour goûter le vin.
Guimbarda, s. f. — Mauvaise voiture.
Guinchetâ, v. a. — Regarder d’un oeil, épier.
Guinchetta, s. f. — Nique.
Fare la guinchetta – faire la nique. M. 6. M. g.
Guinchie, v. a. — Viser avec une arme à feu, regarder avec curiosité, épier.
Guionet. — Imbécile ; percerette. (Champ.)
Guite, nom propre. — Marguerite.
Gulâ, V. n. — Gueuler, pousser des cris.
Lettre G / Gy
Gypié, s. m. — Plâtrier.